Annonce pendant le Mobile World Congress à Barcelone d’un accord entre SIGFOX et Telefonica, offre de géolocalisation, energy harvesting : SIGFOX sur tous les fronts

written by © Sylvain Arnulf for L’Usine Digitale

A l’occasion du Mobile World Congress 2017, SIGFOX fait le point sur ses projets à court, moyen et long terme. La start-up française vient de signer avec Telefonica qui utilisera son réseau pour déployer des offres IoT. Un contrat portant sur « plusieurs millions d’objets ».

Au Mobile World Congress, le royaume des opérateurs télécom, SIGFOX joue de moins en moins le rôle de vilain petit canard. Juste avant le salon, la start-up française a signé un deuxième contrat d’envergure, portant sur des « millions d’objets », avec un grand opérateur : l’espagnol Telefonica. Après l’accord trouvé avec SFR en 2016, c’est une nouvelle prise de guerre pour la jeune pousse française qui est parvenue à rétablir le dialogue avec les acteurs « classiques » des télécoms, après des débuts difficiles.

C’est d’ailleurs l’une des vertus du MWC : réduire la friture sur la ligne. « Nous enchaînons les réunions toute la semaine« , explique Thomas Nicholls, vice-président exécutif de Sigfox. « Tous les acteurs des télécoms, des réseaux, sont là, ainsi que les fabricants. Notre tâche principale est de trouver de nouveaux opérateurs pour déployer le réseau dans de nouveaux pays. Le MWC est une bonne source de prospects« . Sigfox est présent sur 32 territoires et prévoit autant d’ouvertures d’ici la fin de l’année.

SPOT IT, DE LA GÉOLOCALISATION ET DU BIG DATA

Le Toulousain présente aussi à Barcelone son écosystème de services et de partenaires, dans un stand entièrement en… carton (pour symboliser sa philosophie « low cost low tech »). Il vient de lancer sa propre offre de géolocalisation à grosses mailles sans GPS, baptisée « Spot It ». Grâce à une mise à jour de son réseau, le service peut être proposé aux objets déjà connectés en SIGFOX. La précision va d’un kilomètre à plusieurs kilomètres en fonction de la densité d’antennes présentes à proximité, la technologie fonctionnant par triangulation.

Cette localisation permet donc de savoir si un colis est parti d’une ville et arrivé à sa ville de destination, par exemple. SIGFOX vise le marché de la logistique, mais aussi celui du géomarketing. « En incluant un petit module à moins deux dollars à son packaging, un fabricant pourra savoir où ses objets se vendent, et disposera d’une « heat map » de son succès« , glisse Thomas Nicholls. Le service inclut des fonctions de machine learning pour tirer de l’intelligence de sa flotte d’objets connectés.

VERS L’ENERGY HARVESTING

    

A l’avenir, Sigfox veut continuer à réduire le coût des composants et abaisser au maximum la consommation énergétique pour permettre d’intégrer des capteurs à tous les objets du quotidien et inventer de nouveaux business models. Il présente d’ailleurs sur son stand un bouton connecté à consommer à l’usage, par abonnement (2 euros par mois), des solutions d’energy harvesting (une montre exploitant la différence entre la température du corps et celle de l’air extérieur pour créer de l’énergie) et d’alimentation grace à des cellules photovoltaïques. La société HidnSeek commercialise déjà un tracker conçu selon ce principe (making reference to the DigiTraq PV).

A l’avenir, toutes les déperditions de chaleur (derrière les frigos, dans les sous-sol) pourraient être exploitées pour générer de l’énergie. Le monde tout connecté où ne se posera plus la question de la consommation énergétique n’est pas pour demain… mais Sigfox entend emmener sa communauté de partenaires dans cette direction.